Publié le 25 Mai 2026

Le retrait-gonflement des sols argileux (RGA) décrit le comportement particulier de certains terrains composés d’argile. Sous l’effet de la sécheresse, ces sols ont tendance à se contracter. À l’inverse, sous de fortes pluies, ils gonflent. Ce mouvement peut entraîner des déformations, voire des fissures sur les bâtiments établis sur ces terrains. Ce phénomène est généralement progressif, mais son intensité s’est accrue avec l’augmentation et la fréquence des périodes de sécheresse.
Une révision nationale de la cartographie du RGA va entrer en vigueur dès le 1er juillet 2026. Cette actualisation vise à mieux représenter la réalité des risques, à la lumière des récentes évolutions climatiques et d’une meilleure connaissance des sols français. Plusieurs éléments ont été pris en compte dans ce nouveau découpage :
La nouvelle carte va remplacer celle utilisée jusqu’ici. Sa particularité est d’intégrer plus de territoires concernés : environ 55 % du territoire sera identifié comme soumis à un risque moyen ou élevé, contre 48 % précédemment.
Pour savoir si un logement ou un terrain est exposé au RGA, le gouvernement met à disposition une carte accessible à l’adresse suivante : https://www.georisques.gouv.fr/citoyen-recherche-map. Cet outil permet d’obtenir des informations précises sur la localisation d’un bien par rapport aux zones à risques.
Vivre ou construire sur un sol argileux n’implique pas automatiquement un danger majeur pour la maison. Cela signifie simplement que le terrain peut se déplacer sous l’effet des changements climatiques et que certaines précautions doivent être prises :
Depuis plusieurs années, tout projet de vente ou d’achat d’un bien immobilier dans une zone à risque doit obligatoirement être accompagné d’un État des Risques et Pollutions (ERP). Ce document, à fournir dès la première visite, informe l’acheteur ou le locataire des dangers naturels de la parcelle, dont le RGA fait désormais partie intégrante.
Dans le cas d’un projet de construction sur une parcelle exposée, la vigilance s’impose. Selon l’emplacement :
Le phénomène du RGA résulte de la nature mouvante des sols argileux. La refonte de la cartographie prévue pour 2026 facilite une meilleure anticipation des zones concernées par ce risque. Si cette réglementation ne remet pas en question la possibilité d’acheter, vendre ou bâtir, elle permet cependant d’améliorer la circulation de l’information et d’accompagner de façon plus sûre chaque projet immobilier.