Publié le 12 Juin 2026

Le diagnostic amiante, jusqu’ici exigé principalement lors des ventes immobilières, pourrait bientôt s’imposer également lors de la location. Ce changement découle d’une volonté d’améliorer la protection des occupants face aux risques liés à l’amiante, un matériau pourtant interdit depuis des décennies. Selon les discussions actuelles, cette nouvelle réglementation pourrait entrer en vigueur au 1er janvier 2027.
Depuis la loi ALUR adoptée en 2014, l’ajout d’un diagnostic amiante au Dossier de Diagnostic Technique (DDT) remis lors d’une location était déjà évoqué. Toutefois, cette mesure n’a jamais été appliquée, en l’absence de décret déterminant ses modalités pratiques. Aujourd’hui, un projet de décret avance, visant à formaliser cette obligation pour la location de logements anciens.
Les biens visés par cette potentielle obligation seraient, à l’image du diagnostic réalisé lors d’une vente, ceux dont le permis de construire a été accordé avant le 1er juillet 1997. Dans ces logements, certains matériaux et produits contenant de l’amiante seront spécifiquement recherchés lors du diagnostic, selon une méthode harmonisée qui devrait faciliter la compréhension des résultats.
L’inhalation de fibres d’amiante, qui ne sont pas visibles à l’œil nu, peut être dangereuse, surtout si des matériaux contenant ce produit se détériorent ou sont manipulés lors de travaux. Renforcer l’information auprès des locataires permet d’éviter les expositions qui pourraient engendrer d’importants problèmes de santé. Cette réglementation vise donc avant tout à sécuriser les occupants et à prévenir les risques liés à l’amiante.
Pour les propriétaires et les professionnels de la gestion immobilière, suivre de près les évolutions règlementaires est indispensable. Bien que la mesure ne soit pas encore effective, il est judicieux de s’y préparer dès maintenant afin d’offrir aux futurs locataires des logements sûrs et des dossiers parfaitement conformes dès la mise en application du décret.